Le cancer de l’Euro

12 mai 2010

J‘ai regardé, perplexe, l’entrevue avec votre ministre qui explique doctement que l’Euro étant en danger de mort, il a donc fallu mettre 750 milliards de ces dits euros – en danger de mort, donc (!!) – pour le sauver !?!? A l’époque de notre splendeur, n’importe lequel des princes du sang un tant soit peu éduqué par son précepteur aurait éclaté de rire devant une telle proposition, qu’il aurait prise pour une galéjade. Mais votre temps semble différent et vous semblez, inanimés, avaler nonchalamment tous les contresens, toutes les escroqueries même, du moment qu’elles viennent « d’en haut ».

Néanmoins, je ne peux croire que mon peuple soit à ce point abâtardi qu’il se soit transformé en une légion de mollusques. Je crois aux instants historiques. Je crois aux réveils salvateurs. Je ne suis pas providentialiste, mais je crois en la Sainte Providence, sous condition qu’on l’invoque et travaille en son sens.

Ainsi, puisqu’il y a toujours un bien à retirer d’un mal, je me dis que l’aventure « Euro » risque de se retourner contre ses instigateurs, en ce sens que cette monnaie pourrait très bien finir par unir toute la France contre elle. Or, vous le savez, depuis les heures sombres de notre histoire – il y a un peu plus de 200 ans – il est devenu très difficile d’unir les Français, qui semblent irrémédiablement séparés en deux factions philosophiquement opposées l’une à l’autre.

Si l’Euro, avant que vous ne le fassiez tomber pour de bon, réussit à unir tout le pays réel contre lui, alors nous pourrons de nouveau chanter un Te Deum en notre belle cathédrale de Paris !

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